Ceux qui veulent réussir trouvent le chemin pour y parvenir, les autres trouvent une excuse !

labradio-1Depuis la prise de position du REF à la dernière réunion avec nos administrations le 3 Juillet dernier, dont la phase extraite du compte-rendu est celle-ci : << Le REF-Union exprime son désaccord avec les précédents intervenants et se montre plus en faveur d’un accompagnement des novices (de tout âge) plutôt que d’une classe novice de trop bas niveau qui iraient à l’encontre de la définition du radioamateurisme. >>, on peut lire sur certains blogs un nombre d’arguments tous aussi fallacieux les uns que les autres pour critiquer la décision du REF et réclamer un accès simplifié au radio-amateurisme.

J’ai eu l’occasion de rappeler dans un texte que Bernie, F6HQY a transformé en billet sur son blog avec un titre de son cru qui sied bien à la situation, que si aujourd’hui l’URC réclame une licence Novice, le bureau qui a géré cette association dans la période 1995 – 2005/2006 a milité longtemps pour le retour à une licence unique.

Les autres acteurs s’étant prononcés favorablement pour cette « licence novice » étant — au moins dans la durée de vie de leurs structures — de nouveaux acteurs, nous verrons quelles seront leurs propositions le moment venu.

Toujours est-il qu’on se trompe beaucoup sur beaucoup de choses pour argumenter en faveur de cette licence et surtout, pour renier la partie technique, primordiale et essentielle, de notre activité de radioamateur.

D’abord sur l’objet du Service d’Amateur — jusqu’à plus ample informé, nous sommes toujours un service officiel de l’UIT — qui est défini dans le Règlement des Radiocommunications qui est téléchargeable ici comme ce site en a informé les radioamateurs.

Vous trouverez à l’Article 25, page 295, les paragraphes concernant le Service d’Amateur et le Service d’Amateur par Satellite.

Avant d’en arriver là, la section III du Chapitre I définit tous les services de radiocommunications. Les définitions des services d’amateur et d’amateur par satellite sont indiquées respectivement aux articles 1.56 et 1.57 page 12. En voici la copie :

1.56 service d’amateur: Service de radiocommunication ayant pour objet l’instruction individuelle, l’intercommunication et les études techniques, effectué par des amateurs, c’est-à-dire par des personnes dûment autorisées, s’intéressant à la technique de la radioélectricité à titre uniquement personnel et sans intérêt pécuniaire.

J’ai lu sur des sites où des personnes s’expriment sans se documenter, que l’objectif du radioamateur est l’expérimentation.

Non ! L’expérimentation, qui est l’acte d’expérimenter, c’est à dire de tester, essayer, rechercher, … est un moyen qui permet au radioamateur de poursuivre ses objectifs qui sont (c’est écrit en noir sur blanc juste au-dessus) :

l’instruction individuelle, l’intercommunication et les études techniques,

L’instruction individuelle : on devient radioamateur pour s’instruire. C’est à dire apprendre, étudier.

Les études techniques : on devient radioamateur pour entreprendre des études techniques.

L’intercommunication : c’est la communication entre des choses ou des personnes. Et donc la possibilité de communiquer avec la communauté du service d’amateur pour échanger à propos des études techniques. Qui peuvent être menées par des expérimentations, des recherches, des essais, etc Le contenu de ces communications est défini ailleurs.

par des amateurs, c’est-à-dire par des personnes dûment autorisées : cerise sur le gâteau, l’examen que l’on passe et qui est sanctionné par un certificat, nous autorise à échanger nos communications et études avec la communauté amateur par le biais des ondes radio.

s’intéressant à la technique de la radioélectricité : le sujet de l’instruction individuelle et des études techniques, c’est bien la radioélectricité.

Sur le contenu des transmissions, l’article 25.2 nous dit :

Les transmissions entre stations d’amateur de pays différents doivent se limiter à des communications en rapport avec l’objet du service d’amateur, tel qu’il est défini au numéro 1.56, et à des remarques d’un caractère purement personnel. (CMR-03)

doivent se limiter à des communications en rapport avec l’objet du service d’amateur :

Donc des communication qui ont trait à l’instruction individuelle, aux études techniques, d’amateurs s’intéressant à la technique de la radioélectricité.

et à des remarques d’un caractère purement personnel. (CMR-03) :

Certains pensent que cette petite phrase ajoutée lors de la CMR 2003 leur donne le droit de parler de tout et n’importe quoi.

En reprenant et adaptant un exemple d’un forum bien connu : « J’ai mal à la tête » est une remarque personnelle. « Mes abeilles ne font plus de miel et la météo s’annonce maussade sur la région Poitou-Charente dont nous avons une illustre représentante à la BCI », n’est ni en rapport avec l’objet du service d’amateur, ni une remarque personnelle, et par conséquent n’est pas autorisée.

J’ai lu aussi que les « radioamateurs ne construisent plus », qu’ils ne sont « pas capables de réparer leur matériel », etc

Ce qui est entièrement faux. Et les nombreuses informations sur les différents kits, schémas et constructions personnelles que je publie depuis 3 ans sur Radioamateur.Org et depuis plus longtemps encore sur mon blog, sont là pour attester que depuis environ 10/15 ans, il n’y a jamais eu autant de matériel et de composants accessibles pour construire sa station de A à Z. Et ce n’est pas prêt de s’arrêter. Bien entendu, ce que l’on a monté, on sait le réparer !

Et ce qui est encore plus excitant, c’est l’arrivée de tout un tas de matériels open source ces cinq dernières années comme les cartes d’étude et de développement à base de micro-contrôleurs  comme les Arduino,  ou les ordinateurs sur cartes format CB à processeurs ARM comme les RaspberryPi, les PSoC, les Beaglebone, … Sans compter les formidables constructions personnelles misent à disposition de la communauté dans le domaine de la SDR.

Du côté des Hyper, des gens silencieux qui bossent, montent des stations et battent des records de distances.

Que l’on ne se méprenne pas sur ce déballage de textes règlementaires. C’est un cadre de jeu international. A l’intérieur de ce cadre, ce sont les radioamateurs qui s’organisent pour le gérer. C’est à eux, et seulement eux, de savoir qui ils veulent recruter, comment ils veulent recruter et avec quel examen.

Les personnes extérieures à l’activité pourront toujours citer telle ou telle dérive du radio-amateurisme, il n’en reste pas moins que pour en changer les règles, il faut être à l’intérieur.

Alors arrêtons de faire croire que l’activité doit évoluer sans technique ; arrêtons de faire croire qu’un radioamateur aujourd’hui ne s’intéresse pas à la technique radioélectrique ; arrêtons de faire croire que sous couvert que l’on trouve des matériels tout fait dans le commerce les radioamateurs sont incapables d’en construire, d’en modifier et d’en dépanner  !

Le REF souhaite qu’il y ait un meilleur accompagnement des novices, quel que soit leur âge. Voyons ce qu’il propose de mettre en place pour que cet accompagnement soit bénéfique aux novices et qu’il facilite une meilleure réussite à l’examen F4.

 

Crédit illustration : tsf-radio.org

 

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15 réponses à Ceux qui veulent réussir trouvent le chemin pour y parvenir, les autres trouvent une excuse !

  1. f6itu dit :

    Bonjour Philippe
    La rédaction de ton article a provoqué plusieurs réactions de ma part. Comme tu peux t’en douter –nous avons rapidement échangé quelques propos à ce sujet- je ne partage pas exactement ta position. Mais expliquer le pourquoi du comment est assez difficile à faire en 140 caractères.
    Bref, je suis un fervent défenseur d’une licence Novice, mais sous certaines conditions, directement inspirées de l’école nord-américaine. Je n’aurais pas la prétention de dire qu’il n’est bon bec que d’Outre Atlantique, mais j’ai pu rencontrer, tant sur la côte Ouest que dans la région d’Atlanta ou de Chicago, que le procédé avait des avantages.
    En premier lieu, Outre Atlantique, les Novices sont de moins en moins recrutés dans les écoles, même si les journées de contact scolaire (démonstrations ARISS et assimilées) sont toujours très pratiquées. Les « chapters » locaux tapinent allègrement dans les viviers de technoïdes que sont les hackerspaces, échangent, communiquent, collaborent de manière régulière (voir le Noisebridge de San Francisco par exemple). La première conséquence de ces origines est un renforcement du niveau technique des nouveaux indicativés, lequel niveau pousse les anciens « au cul » et les force à se remuer les méninges pour ne pas être dépassés. Et je trouve ça très bien.

    En France, je ne pense pas avoir lu ou vu la moindre initiative en ce sens de nos représentations diverses. Et si je me permets de critiquer cette politique immobiliste, c’est que je prends régulièrement mon bâton de pèlerin pour parler radio, bidouille et amateurisme dans des manifestations ou lieux de rencontre de hackers. Je ne pense pas faire partie de la bande des yakafokon.

    Ensuite, je ne me rappelle pas avoir vu UN SEUL novice Outre Atlantique –que ce soit aux USA ou au Canada- qui n’ait pas monté lui-même, sous les conseils d’un Elmer, un émetteur-récepteur CW QRP. Certes, ce n’est pas avec une « tuna station » que l’on maitrise tous les aspects du radioamateurisme, mais au moins, les débuts et les premiers succès de se font pas avec l’aide de Saint Icom ou du petit Yaesu.
    J’admets que le niveau de vie plus élevé en ces contrées pousse l’amateur moyen à se ruer, une fois sa licence « pleine » en poche (technician ou pro, peu importe) vers la première boutique Ham Radio Outlet… il y a aussi du behaviorisme décérébré de l’autre côté. Et l’ouverture de notre mode de vie « capitaliste » à l’Est a également joué en ce sens. Les « UA » ne dérivent plus en fréquence et la note de leur CW ne « piaule » plus comme avant, le petit Yaesu les a convertis, avec une certaine rapidité d’ailleurs.
    Mais bon, là n’est pas le sujet, revenons à nos novices. Il serait également intéressant que cette licence Novice soit de courte durée. Deux ans par exemple, reconductible 1 an maxi sur avis d’un Elmer. Ce à quoi tu m’as répondu qu’il ne pouvait exister d’équivalence de diplôme à durée limitée. Fort bien, ne donnons pas à ce papier le statu d’équivalent de diplôme –appelons ça « autorisation temporaire », l’ART est tout à fait capable d’en délivrer comme elle le fit à une époque pour les réseaux expérimentaux Wifi Hamnet-. Ces détails administratifs et législatifs peuvent parfaitement être gérés par nos associations représentatives, si tant est qu’elles puissent se mettre d’accord avec leurs homologues de la Région 1. Je sais, je risque d’être un poil utopiste, mais il s’agit de la survie de notre mouvement. Lorsque l’agonie montre ses premiers signes, il serait temps que le cerveau cesse de refuser le défibrillateur.
    Dans ces conditions, une F0 « nouvelle vague », avec un examen technique léger, mais technique quand même, aurait des chances de nous offrir un sang neuf. Jamais le hacking « wireless » n’a attiré autant de monde, profitons-en. Ce à quoi, les anti-F0 me rétorqueront « ben alors, ils ont tout à fait la capacité de passer une F4 ».. ben non. Parce que ce sont généralement des jeunes qui ont appris l’électronique par le biais de la logique. L’aspect « ana » leur fait perdre pied… tout comme le numérique nous a sérieusement dérouté à une époque, nous qui ne faisions que de l’analogique. Disons qu’une F0 technique pourrait être considérée comme une « période d’adaptation/transmission ». Transmission dans les deux sens : nous apportons notre savoir analogique, « ils » nous enseignent et nous font progresser dans le domaine numérique. Le flambeau ne peut être transmis que par un dialogue transgénérationnel. Cela nous permettrait peut-être d’entendre moins de couenneries du genre « l’administration interdit l’usage d’internet dans une station d’amateur »… ah, bon ? c’est marqué où ? la confusion entre la notion de réseau public d’une part et de réseau IP d’autre part est significatif de ce hiatus et cette totale absence de compréhension du monde numérique. Cet exemple n’est pas pris au hasard, j’en ai plein d’autres dans mon sac à arguments.

    Ajoutons à cela qu’une licence F0 new look serait une sorte de carotte qui permettrait à ces impétrants radioamateurs de pouvoir demeurer en liaison entre eux et bidouiller avec leur nouveau médium, bref, pouvoir se faire contaminer par le virus. Car c’est par la bidouille, et non par l’apprentissage livresque que l’on parvient à appréhender plus facilement ce qui sera demandé lors de l’examen. Je n’aurais pas tenté de monter le DDS de F6DTA que je me serais rétamé à mon examen… le « faire » précède la connaissance, et l’apprentissage par le « par cœur » reste à mon sens une ineptie dans la majorité des cas.

    Je rappelle qu’à une certaine époque, la licence F1 était considérée comme une « petite licence » et que les F6 (j’en suis un) devaient être considérés comme des « radioamateurs plein pouvoirs ». Que n’ai-je entendu comme stupidités sur ce point. Les F1 « novices » d’autrefois ? eux qui étaient majoritaires dans les groupes Hyper et TVA, indiscutablement les groupes les plus techniques qui soient ? J’ai d’ailleurs plus appris en côtoyant et discutant avec des F1 qu’avec des F6. J’espère un jour avoir à en apprendre des tonnes avec des F0.

    Ceci dit, cette discussion est vaine tant qu’il n’existera pas de volonté d’évangélisation, d’efforts de recrutement au niveau national. Cessons de faire des journées « école primaire », commençons à établir des contacts avec des démos sérieuses dans les mêmes manifestations ou l’on y vante les mérites de Linux, des Arduinos et des BeagleBoards. Soyons là pour dire « cesses de t’enquiquiner avec des boites noires avec marqué dessus « gsm » ou « zigbee », regardes ce que l’on est capable de faire lorsque l’on comprend comment c’est fabriqué. Il y a des makerfair pour ça, les Ohm2013, les manifs de Rennes, de Toulouse etc. Car ce n’est ni à Ceigy ni à Auxerre que l’on recrutera du monde…et que l’on pourra proposer un « stage d’essais avec une F0 ». Ça coutera quoi ? Une table dans une expo ? Une participation contest de moins pour le radioclub local ? Une banderole REF à côté de celle d’un pingouin ? Quelques « slidewares » qui ne se contentent pas de faire défiler des photos « bisounoursing » sur les liaisons EME (qui font peur aux visiteurs et nous font passer pour des illuminés) mais qui abordent de véritables problèmes techniques durant des cycles de conférence eux-mêmes techniques ?
    Une F0 technique n’est que la partie émergée d’un iceberg de problèmes.
    Je retourne à mon fer à souder
    F6itu

    • F8BXI dit :

      Bonjour Marc,

      Cela me fait vraiment très plaisir que tu engages cette discussion.

      Tout d’abord, et afin d’être clair sur le propos que je tiens dans ce billet, il faut comprendre que je ne prends pour exemple qu’une seule population. Celle que je lis et qui s’exprime dans divers blogs qui, d’une part critique la position du REF — qui faute d’explication de sa part est aussi défendable que celle des autres associations — et d’autre part réclame un accès facile, sans technique, avec le minimum syndical pour aller causer dans un micro et balancer du fifty nine à tour de Beringher et d’Ultra Beam, stations qu’ils n’auront pas à acheter puisqu’ils les utilisent déjà sur des bandes non autorisées.

      Dans le précédent texte, « Parallélisme… » — que j’ai retiré car je me suis aperçu que c’est la partie la plus « hacker friendly » de notre communauté qui l’a compris sans explication de texte alors que la partie « radio classique », celle à convaincre, avait besoin de sous-titres — je faisais la description de deux mondes qui ont existé à une époque : celui des hobbyistes micro-informatique de la fin des 70′ et celle des radioamateurs tendances fer à souder jusqu’à la fin de la même époque, avant l’apparition des examens sur Minitel et la déferlante CB.

      Toujours dans ce texte, j’expliquais que ces deux mondes ce sont perdus par « déviation commerciale » de leurs activités : la micro-informatique passant d’un hobby technique de nerds et geeks à un marché grand public, et le radio-amateurisme à base technique devenant un marché d’utilisateurs pousse-bouton.

      A la fin de ce texte, je faisais dire à un administrateur fictif d’une association nationale radioamateur en visite dans un HackerSpace : « Qui se ressemble, s’assemble ! ».

      Et en conclusion, j’ajoutais dans la bouche d’un radioamateur convaincu, en parlant de cet administrateur : « A lui de savoir si ce sont les amateurs radio ou les hackers qui nous ressemblent le plus ! »

      Malheureusement, comme tu le dis, nous n’avons encore vu aucune volonté associative d’aller recruter, donc de faire de la promotion et des démonstrations, dans ces nouveaux endroits dont les noms défrisent les petits vieux de chez nous, mais qui rassemblent des petits gars beaucoup plus proches de l’esprit radioamateur que les foires à la saucisse ou les châteaux et moulins.

      De ce côté là, les administrateurs du REF pourraient prendre les devants en posant la problématique devant notre tutelle ainsi : « il y a t-il un moyen de passer un examen, d’obtenir un diplôme valable à vie, mais que l’indicatif de la station attribué soit quant à lui limité dans le temps ? A l’image d’un indicatif spécial. »

      A ce moment là, il y aurait moyen de proposer une licence novice ET un accompagnement qui satisferaient les associations ET le radio-amateurisme.

      73,
      Philippe

  2. F6AWN dit :

    Bonjour Philippe,

    En cette période où la France se repose, cela fait plaisir de voir qu’il y a encore quelques radioamateurs français qui réfléchissent. Ce billet est d’une telle qualité qu’il aurait mérité une belle page dans le défunt MEGAHERTZ Magazine, non pas parce que Radio-REF n’en serait pas digne, mais parce que celui-là était accessible en kiosque au commun des mortels.

    L’actuel président du REF adopte une position courageuse car à contre-courant des habitudes de la maison depuis qu’elle a commencé à confondre, à partir des années 90, radioamateurs et radio-communicateurs. Cela mérite d’être salué mais aussi soutenu, y compris lorsqu’on n’est pas membre de l’association, en défendant dès la moindre occasion la définition du radio-amateurisme afin que cesse sa dissolution progressive dans la radio-communication de loisir.

    C’est d’autant plus important que naissent et meurent au gré des saisons des micro-associations toujours promptes à défendre l’indéfendable ou à promouvoir des solutions de facilité derrières lesquelles se cachent de futurs ennuis.

    Bien amicalement,
    Francis, F6AWN

    PS :
    Entre temps, Marc est intervenu et je le salue bien. Puisque vous abordez l’un et l’autre le problème d’un retour à une licence novice, j’ajoute ci-dessous une contribution que j’envisageais de vous livrer un peu plus tard.

    Licence novice ou non ?

    En ce qui concerne la licence novice qui vient d’être supprimée, il faut la replacer dans son contexte :

    – Elle avait été créée à une époque où il n’était pas facile d’approcher le monde radioamateur. Autoriser un débutant, moyennant un petit examen de pure forme, à fréquenter la bande VHF, sans l’obliger à utiliser pour cela un émetteur de construction personnelle, était la porte ouverte sur des contacts par radio avec des radioamateurs du voisinage, ouvrant eux-mêmes la voie vers des rencontres amicales et très certainement instructives. L’arrivée de l’internet a rendu obsolète cette approche purement radioamateur.

    – Elle n’avait pas été créée pour ouvrir la porte du trafic radio, et seulement cela, à ses titulaires. Son objet n’était pas de légaliser quelque pirate des ondes assoiffé de QSO ni de faciliter l’installation d’antennes autres que VHF. Et de plus elle n’était valable qu’en France.

    – Enfin, est surtout, elle affichait son caractère éphémère, une licence novice étant par définition attribuée à un novice qui est, comme on le sait et même si certains ont voulu l’occulter, un débutant inexpérimenté et peu habile, état dont la durée est temporaire et fonction du travail effectué pour s’en affranchir.

    Alors, a t-on encore besoin d’une telle licence novice ? La réponse est non, si elle reprend les mêmes motivations et principes que la précédente et si elle continue de fabriquer des communicateurs de loisir qui s’installent dans un statut intermédiaire, celui d’un apprenti qui s’arrête de grimper dès le premier palier atteint, ou pire si elle continue à servir de paravent pour un trafic illégal sur d’autres fréquences. Ce n’est pas le but recherché, pas plus aujourd’hui qu’hier. Cela n’aboutirait, au mieux, qu’à la création d’une licence au rabais, lot de consolation pour candidats au seul trafic radio et incapables ni de progresser dans leur apprentissage, ni d’assurer la maîtrise du matériel qu’ils utilisent, ni de former d’autres radioamateurs, ce qui est le plus grave.

    A la lumière des expériences passées, il serait préférable, si une étape intermédiaire devait être à nouveau envisagée, que celle-ci ait pour principes de :

    – limiter dans la durée l’autorisation d’émettre en tant qu’apprenti ainsi que le bénéfice de l’examen initial (cf permis de conduire, par ex.);

    – limiter l’autorisation d’émettre à l’utilisation de la station d’un radio-club ou d’un radioamateur sous leur responsabilité et dans des conditions propres au noviciat;

    – inciter à l’apprentissage ou au perfectionnement de l’électronique et l’informatique appliquées à la radio;

    – inciter à la construction de montages électroniques;

    – inciter au passage rapide de la licence, par exemple par l’attribution d’un bonus de quelques points valable seulement en totalité au cours de la première année et à moitié seulement au cours de la seconde année.

    Un tel principe, si aucun obstacle pré-existant ne s’y oppose, pourrait peut-être être réalisé sous la forme d’un certificat temporaire d’opérateur, valable en France seulement et sans indicatif personnel, sorte d’autorisation similaire à celle du permis de conduire temporaire en conduite accompagnée, par exemple.

    Si un tel projet venait à être discuté, nous verrions alors très vite les motivations des uns et des autres. Ne pas avoir d’indicatif, ne pas avoir de station personnelle et encore moins de « droit à l’antenne », et ne pas pouvoir garder ce statut plus que 2 ou 3 ans devrait faire s’agiter bruyamment ceux qui ne voient que le coté radio-communication de loisir sous indicatif officiel ainsi que les associations en mal d’adhérents qui les représentent, alors que d’autres comprendraient immédiatement tout l’intérêt de pouvoir essayer un émetteur ou s’entrainer aux QSO en télégraphie en allant dans un radio-club ou chez un radioamateur faisant office de guide.

    La seule question qui ne peut être évitée est celle-ci : le radioamateur de demain pourra-t-il n’être plus qu’un simple radio-communicateur officiellement autorisé sans qu’une partie des privilèges dont disposent les radioamateurs actuels ne soient remise en cause ? Cela mérite qu’on y prête attention.

    A nouveau très amicalement,
    Francis, F6AWN

    • F8BXI dit :

      Salut Francis,

      Merci pour l’appréciation et le commentaire judicieux comme à l’accoutumé.

      Je ne commenterai qu’une petite partie qui est ta conclusion : « le radioamateur de demain pourra-t-il n’être plus qu’un simple radio-communicateur officiellement autorisé sans qu’une partie des privilèges dont disposent les radioamateurs actuels ne soient remise en cause ?  »

      Il me semble clair que si nous ne respectons pas notre statut imposé par la définition de notre service, le législateur pourrait réduire de fait nos bandes, les plus monnayables, et nous laisser un bout de HF pour les communicateurs.

      Comme par hasard, c’est exactement le propos de mon billet qui ne fait que rétablir certaines vérités face à des arguments fallacieux.

      Un personnage nauséabond de l’histoire du 20ème siècle a dit : « Un mensonge répété dix fois reste un mensonge ; répété dix mille fois il devient une vérité. » Je ne cite pas son nom, vous connaissez tous Google.

      Alors méfions-nous, ne nous laissons pas faire et ne laissons pas notre statut se dégrader et se dénaturer.

      73,
      Philippe

  3. F5IYJ dit :

    Je me félicite d’avoir trouvé un lieu où les commentaires sont éloquants et posés.
    Je me permet donc de participer modestement à la discussion.

    Pour reprendre les différents propos exposés ci-dessus, je ne sais pas s’il est courageux ou non d’exprimer un changement d’opinion concernant une licence « novice ».
    Ce qui peut paraître surprenant c’est sans doute plus ce changement d’attitude (on trouve encore sur le site web du REF un article de 2012 où l’association exprimait son soutien à ce type de licence). Adhérent depuis 20 ans, je ne me souviens pas qu’on ait sollicité mon opinion sur ce sujet, ce qui est sans doute dommage car ce sujet est important ; sans doute même plus important que l’abandon de l’examen de lecture au son pour accéder aux bandes HF et MF qui lui a eu sa consultation.

    Partageant à 100% les propos de Marc, F6ITU, je ne reprendrai pas son argumentaire. Séjournant fréquemment dans d’autres pays, en particulier aux US, j’occupe souvent mes soirées et week-ends à courir les radio-clubs et participer à la formation (au point où je devrai être Volunteer Examiner dans quelques semaines). Bref, je partage totalement son observation quant aux « tapineries » dans les « Maker Faire » pour y avoir participé.
    Il est vrai que l’accès facilité à l’émission d’amateur peut présenter quelques inconvénients : aux US pour garder cet exemple, les discussions autour des nouveaux OM qui passent l’examen juste pour avoir un moyen de communication de secours, pour eux ou pour leur communauté, s’alimentent après chaque catastrophe naturelle ou technique (comme les attentats de Boston récemment). Mais l’impact est limité car ces personnes quittent vite nos rangs.
    Et qu’est-ce par rapport aux avantages procurés par une telle licence? Le nombre de ‘jeunes’ qui débarquent dans les radio-clubs et qui boostent les radioamateurs autorisés depuis des dizaines d’années sont une richesse qui n’existerait pas avec une licence unique.
    Quant à la formation, d’expérience, et dans tous les domaines, on apprend beaucoup mieux « dedans qu’au dehors ». C’est pourquoi il y a des apprentis.

    Ensuite, il faut sans doute faire une dicotomie entre l’examen et l’activité en elle-même.
    L’autorisation d’émettre est liée à un contrêle des connaissances afin de garantir que les opérateurs ont bien les capacités permettant la manoeuvre d’une station d’émission (protection contre les perturbations radio-électriques, CEM, santé vs. rayonnements non-ionisants, etc.). Le but n’est pas de montrer qu’on est « digne » d’être radioamateur, mais qu’on peut émettre en sécurité.
    Comme pour conduire un véhicule où les capacités sont différentes si on conduit une voiture de tourisme ou un « 40 tonnes », on peut concevoir que les capacités techniques contrôlées peuvent être différentes entre une station de 10W de PAR et de 5 KW. Une licence Novice limitée en puissance ne devrait pas requérir le même niveau de compétences techniques pour sa manoeuvre.
    Quand à sa validité dans le temps, je vous rejoins : le but d’un noviciat est d’aider à accéder à un statut supérieur dans un temps limité, pas d’être permanent.

    Reste, pour finir, que ma plus grande peur, ce n’est pas une divergence d’opinion des radioamateurs sur l’avenir de l’émission d’amateur mais sur le fait que certaines personnes qui sont opposés à cette licence novice sont aussi bien souvent les mêmes qui considèrent cette activité comme en régression, vouée à disparaître dans les prochaines années, se résignant à la baisse récurrente du nombre d’adhérents des associations de radioamateurs, comme le mécanicien de locomotive à vapeur qui, accroché à son tander, décide que le train n’existera plus sans charbon.
    Alors, il est sans doute plus confortable de limiter l’arrivée de nouveaux OM qui pensent différemment, qui crééent, innovent et expérimentent avec d’autres méthodes et d’autres approches et remettent en question les « anciens ».
    Quand on voit l’activité de ces « technoïdes », on ne peut pas imaginer que ce hobby disparaisse, même s’il est condamné à changer dramatiquement

    73 de Philippe F5IYJ/NK2F

    P.S. : Marc, j’ai eu la même surprise au sujet de la connexion à l’internet et l’incompréhension du sujet. Mon patron serait sans doute ravi d’apprendre que j’autorise le transfert de données confidentielles de mon entreprise sur un réseau public…

    • F8BXI dit :

      Bonsoir Philippe,

      Merci de ta participation.

      Sur cette partie : « […] sur le fait que certaines personnes qui sont opposées à cette licence novice sont aussi bien souvent les mêmes qui considèrent cette activité comme en régression,  »

      C’est amusant mais j’ai l’impression de l’exact contraire :-)

      Que ce sont les personnes qui sont pour imposer une licence novice (je parle des associations, pas des individus qui pourraient s’exprimer ici et là) qui sont dans un argumentaires d’activité en régression et que seule cette licence novice que pourrait passer des jeunes, des enfants, des ado, serait notre bouée de secours.

      Personnellement, et je ne développerai pas dans ce commentaire, je n’y crois pas une seconde.

      Nous savons où il faut aller exposer pour attirer, si possible, du monde, dans le milieu des Makers de tout bord.

      73,
      Philippe

      • F5IYJ dit :

        Alors je me suis sans doute mal exprimé.

        Il n’y a pas à mon sens parmi les personnes favorables (je mets de coté certains extrémistes qui prêchent pour d’autres publics que celui des radioamateurs) et défavorables à une licence Novice de divergence sur le niveau requis pour être autorisé « de plein droits » à l’émission d’amateur.

        La question est « l’apprentissage pour acquérir ce niveau technique indispensable doit-il se faire en dehors ou dans la communauté des radioamateurs? »
        L’opinion exprimée par le représentant du REF, et partagée par toi il me semble, est que l’accomplissement du processus d’apprentissage doit se faire en dehors de l’activité radioamateur. Elle peut se faire en étant accompagné par des radioamateurs (via des radio-clubs, par exemple) mais l’autorisation d’opérer une station ne peut être donnée qu’à la fin de ce parcours d’apprentissage.
        D’autres dont je suis pensent qu’il faut une marche intermédiaire qui permette aux « élèves radioamateurs » d’intégrer notre communauté et ainsi générer une émulation en élargissant le périmètre des radioamateurs en contact et éviter un découragement dû à un apprentissage qui peut être long, grâce un processus d’apprentissage à étape.

        L’argument des ‘contre » est qu’il vaut mieux chercher la « qualité » (i.e. les personnes qui feront l’effort d’un apprentissage long avant d’être autorisé seront méritantes).
        Celui des « pour » est qu’entre-ouvrir l’accès permet d’améliorer la « qualité » par un apport de sang neuf et d’idées nouvelles qui n’existerait pas sans cet accès. Et que de nombreux excellents techniciens ne rejoindront pas nos rangs du fait de cette marche trop haute.

        Ensuite, il y a des personnes qui veulent tout pour rien, sans effort, sans contrainte, etc. Mais ce n’est pas le sujet ici.

        Philippe

        • F8BXI dit :

          OK Philippe, bien compris.

          Personnellement, je ne suis pas Pour ou Contre. Mais je suis partisan, comme l’avis exprimé par le REF, que si nous devons faire une licence novice telle que la F0, alors n’en faisons pas et faisons de l’accompagnement.

          Maintenant, si nous trouvons une solution intéressante, où l’on rend quelque chose temporaire par exemple, je ne suis pas contre comme déjà exprimé.

          Je pense qu’il faut effectivement échanger les expériences et les visions de chacun tout en gardant à l’esprit l’objectif déclaré du radio-amateurisme.

          73,
          Philippe

  4. F6AWN dit :

    Bonjour,

    Merci pour votre regard vu des États-Unis. Mais ce qui marche là-bas n’est pas toujours transposable ici. ;)

    F5IYJ dit :
    8 août 2013 à 20 h 35 min

    Il est vrai que l’accès facilité à l’émission d’amateur peut présenter quelques inconvénients […]
    Et qu’est-ce par rapport aux avantages procurés par une telle licence? Le nombre de ‘jeunes’ qui débarquent dans les radio-clubs et qui boostent les radioamateurs autorisés depuis des dizaines d’années sont une richesse qui n’existerait pas avec une licence unique.

    En France, nous avons expérimenté deux premières licences novice en 1983, l’une avec télégraphie pour l’accès aux bandes HF et VHF, l’autre sans pour l’accès à la bande VHF seulement. D’un point de vue statistique, les jeunes étaient plutôt du coté de la première et la transformaient assez vite en licence normale. Plus tard, à la fin des années 90, seule la seconde a été conservée. Dans le même temps, les détenteurs de licences novice de ce format initial ont été reclassés dans les catégories supérieures (2 et 1) dès lors qu’ils s’étaient tenus tranquilles pendant au moins trois ans et sans qu’on leur demande de prouver par un examen réussi qu’ils en avaient profité pour s’instruire un peu plus. Cela a aussi été l’occasion de fusionner le certificat d’opérateur et la licence en un seul document, de supprimer l’enquête des RG, de supprimer aussi l’obligation de déclaration des installations radioamateurs. C’est F3YP lui-même, premier président du tout nouveau REF-Union fraichement bâti avec des idées de grandeur sur le principe que la CB allait « booster » le radio-amateurisme, qui s’en enorgueillit dans Radio-REF d’octobre 1997 : « Le REF s’est fortement impliqué dans la préparation de cette nouvelle réglementation […] qui devrait permettre un nouvel essor du radioamateurisme en France. »

    Que peut-on constater 16 ans plus tard ? Le REF qui comptait 9150 titulaires d’indicatifs radioamateurs comme membres en 1997 n’a plus à ce jour qu’environ la moitié d’adhérents parmi lesquels les titulaires d’indicatifs ne sont peut-être et au mieux que 85%, soit 4000. 56% de chute ! Quant au nombre de radioamateurs autorisés en France, il n’a cessé de décroitre depuis plusieurs années malgré l’existence de la licence novice FØ. Pour clore cette époque… expérimentale, le REF-Union a vécu et vient d’être remplacé par un retour au REF qui le précédait. L’administration a supprimé la classe novice. Ce sont deux signes encourageants à la lumière de l’expérience de ces 17 dernières années.

    Au risque de provoquer, j’aimerais aussi rappeler que lorsque dans une boutique on se met à solder pour attirer les moins fortunés plutôt qu’à investir pour remettre en valeur les produits de qualité qui faisaient le succès de la maison, c’est souvent le premier pas vers la liquidation. Ou alors il faut changer radicalement de clientèle et faire du hard discount. ;)

    Pour l’instant, le radioamateur doit encore avoir des connaissances techniques et des compétences. Essayons de faciliter cet apprentissage mais n’en dispensons pas les candidats en mettant en place une zone de parking intermédiaire et durable qui sera mal utilisée et finalement peu profitable au radio-amateurisme. Ou alors, soyons conscients de la vraie raison d’un tel dispositif : continuer à afficher coûte que coûte une représentativité assise sur le nombre plutôt que sur la qualité. Certaines associations n’ont d’ailleurs pas le choix.

    Quant à la formation, d’expérience, et dans tous les domaines, on apprend beaucoup mieux « dedans qu’au dehors ». C’est pourquoi il y a des apprentis.

    Oui, mais il y a aussi des compagnons puis des maîtres. Et lorsqu’on est apprenti en radio-amateur on n’a nul besoin d’avoir immédiatement une licence, un indicatif et une station personnelle permettant de faire des QSO à longueur de journée. C’est même un sérieux inconvénient car cela peut vous détourner du travail à fournir pour progresser.

    Une licence Novice limitée en puissance ne devrait pas requérir le même niveau de compétences techniques pour sa manoeuvre.

    En VHF et au-delà, peut-être, et encore rien n’est moins certain. Mais pas en HF.
    Quelques bonnes raisons à cela :
    – la propagation des signaux hors de nos frontières;
    – le non respect de la puissance autorisée difficilement contrôlable;
    – dans la maîtrise d’un émetteur et de ses signaux, la puissance n’est que le tout dernier maillon de la chaine, et il faut donc être compétent pour tout le reste, c’est à dire pratiquement 95%.

    Quand à sa validité dans le temps, je vous rejoins : le but d’un noviciat est d’aider à accéder à un statut supérieur dans un temps limité, pas d’être permanent.

    Pas à un statut supérieur mais au statut de radioamateur, qui est (théoriquement) la garantie de suffisamment de compétence pour être lâché au milieu de ses semblables et sur toutes les bandes en tant que… débutant. Répétons-le sans fin, l’obtention d’un indicatif n’est pas le but final mais au contraire le début d’un long apprentissage, quelque peu facilité par les quelques rudiments appris pour l’obtenir.

    C’est une absurdité de laisser croire qu’une licence novice donne le statut de radioamateur. C’est un encouragement à la démotivation et au moindre effort pour atteindre le niveau normal requis pour être radioamateur. Enfin, c’est une source de division entre radioamateurs. A l’opposé, un statut de novice pas encore radioamateur et de courte durée est au contraire un encouragement à l’effort, récompensé par l’obtention du statut de radioamateur.

    Alors, il est sans doute plus confortable de limiter l’arrivée de nouveaux OM qui pensent différemment, qui crééent, innovent et expérimentent avec d’autres méthodes et d’autres approches et remettent en question les « anciens ».

    Ne nous égarons pas : le service amateur est d’abord concerné par la radioélectricité. Ensuite, que se greffent autour de nouvelles techniques et procédés essentiellement liés à l’informatique est autre chose et c’est dépendant de l’époque.

    Le problème est donc le suivant : il faut d’une part trouver un système de recrutement et de formation qui favorise l’arrivée de nouveaux candidats au radio-amateurisme ayant eux-mêmes quelques chose à apporter à cette activité radio dans l’esprit du service amateur, et d’autre part limiter dans le même temps l’arrivée de consommateurs de communications seulement à la recherche d’une autorisation d’émettre qui soit à leur portée.

    Cordialement,
    Francis, F6AWN

  5. Ping : Retour d’expérience sur la licence novice Belge, ON3 | RadioBXI

  6. Ping : Un pays de plus se pose la question d’une licence novice limitée dans le temps… | RadioBXI

  7. David F4HTQ dit :

    Bonjour Philippe,
    Je suis arrivé ici via l’article sur la licence ON3.
    Je met le commentaire ici car sur l’autre article c’est fermé.
    Serait il possible de rajouter dans le corps de l’article en question, ou en lien, un descriptif des droits rattachés à la licence novice Belge ?
    David.

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