L’avenir incertain du radio-amateurisme

« La radio logicielle et le matériel bon marché bousculent un hobby longtemps associé à l’ingénierie.

Les ondes radioamateurs vont-elles faire silence ? Depuis les débuts de la radio, les opérateurs radioamateurs émettent sur des parties de spectre gardées avec ténacité. L’ingénierie électronique a énormément bénéficié de leur activité, du niveau de l’ingénieur à celui de l’ensemble du domaine. Mais l’essor d’Internet dans les années 1990, avec sa capacité à connecter facilement des milliards de personnes, a attiré l’attention de nombreux amateurs potentiels. Aujourd’hui, avec le temps qui passe, les nouvelles technologies offrent la possibilité de revitaliser le radio-amateurisme, même si c’est sous une forme que les générations précédentes peuvent ne pas reconnaitre.

Le nombre de licences radioamateurs aux États-Unis a connu une croissance annuelle anémique de 1 % au cours des dernières années, avec environ 7 000 nouveaux titulaires chaque année, pour un total de 755 430 en 2018. La Commission fédérale américaine des communications ne suit pas les données démographiques des opérateurs, mais, de façon anecdotique, les hommes blancs dans la soixantaine et la soixante-dizaine constituent une grande partie de la population. Alors que ces baby-boomers vieillissent, on craint qu’il n’y ait pas assez de jeunes pour soutenir ce loisir.

C’est la question à 60 000 dollars : Comment faire participer les jeunes », explique Howard Michel, ancien PDG de l’American Radio Relay League (ARRL). (Depuis qu’il s’est entretenu avec IEEE Spectrum, Michel a quitté l’ARRL. Un remplaçant permanent n’a pas encore été nommé).

Cette question de savoir comment attirer de jeunes opérateurs révèle également de profondes divisions au sein de la communauté des radioamateurs quant à l’avenir du radio-amateurisme. Comme toute grande population, les radioamateurs ne sont pas monolithiques, leurs opinions et leurs perspectives sur les décennies à venir sont très variables. Et les nouvelles technologies numériques exacerbent ces clivages. Certains amateurs les considèrent comme l’avenir du radio-amateurisme, tandis que d’autres se plaignent que cela en efface les meilleurs aspects. »

La suite, en anglais, sur le site IEEE Spectrum.

 

 

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