Le jeu du bouche-trou !

Slots-2Dans notre société, le bouche-trou est celui qui, faute de mieux, va combler un manque, une absence et/ou remplacer celui ou celle qui devait se trouver là mais qui ne l’est pas.

En radio, et plus particulièrement en trafic, et encore plus particulièrement, lors de trafic DX vers des expéditions, le bouche-trou est un nouveau jeu.

En anglais, le terme « slot » signifie « fente ». En DX, le terme « slot » signifie « boucher les trous ». Il semble qu’une nouvelle maladie se soit emparée du DX. Cette maladie consiste à boucher tous les trous.

En voici la règle : nous disposons de 9 bandes HF du 160 au 10M et 3 modes, Phonie, CW, RTTY . 9 fois 3 = 27 – 1 car il n’y a pas de phonie sur 30M = 26 contacts possibles avec une contrée ou pays dans le sens entité DXCC.

Avec l’apparition de sites comme Club Log qui permettent de visualiser le croisement entre le log de l’expédition et les contacts de chacun, vous pouvez facilement obtenir le joli tableau ci-dessus en illustration de ce billet.

Les avis sont divergents, bien entendu, de savoir si ces stations qui chassent le moindre band / slot dans chaque mode, sont des freins aux stations qui sont à la recherche d’un nouveau pays pour une expédition donnée.

D’un côté, les stations qui s’adonnent à ce sport sont plutôt très bien équipées : transceiver récent double-réception, pylône à 12, 15, 18 ou 21M avec des beam bandes hautes et souvent une deux éléments 40M et/ou des verticales bandes basses. L’amplificateur complète l’équipement.

Et à force de se consacrer à une seule activité, ces stations acquièrent un savoir faire indiscutable sur ce type de trafic et sont beaucoup moins gênantes que certaines stations répétant à longueur de temps leur indicatif émis sur l’air avec un ampli saturé par le gain d’un micro réglé pour faire dévier l’aiguille à fond à droite, le tout dans un dipôle au ras du sol !

Le phénomène qui s’étend aujourd’hui, c’est que les seconds prennent le chemin des premiers et maintiennent sur l’air lors d’expéditions un brouhaha infernal qui empêche les stations modestes de faire leur New One.

Le phénomène est arrivé à un point où l’on a créé un diplôme spécifique pour les expéditions qui contactent le plus d’indicatifs uniques, prouvant qu’ils ont privilégié le New One aux multirécidivistes, le Cass Award !

Et tout ça, pour boucher un trou dans leur zouli tableau de band / slot !

C’était l’épisode : << de l’utilisation perverse de l’outil informatique ! >>